Panthéon des sports du québec
Danielle Goyette intronisée
Annie Gagnon

Le 24 novembre prochain, la hockeyeuse féminine Danielle Goyette sera intronisée au Panthéon des sports québécois au côté de Mario Lemieux.
?La hockeyeuse olympique Danielle Goyette, originaire de Saint-Nazaire d’Acton, verra sa prodigieuse carrière passée à l’histoire en étant intronisée au Panthéon du sport québécois. Celle qui a amassé 20 médailles d’or et 4 d’argent lors de compétitions majeures avec l’équipe nationale canadienne voit cette intronisation comme un grand honneur.

La carrière de Danielle Goyette est un exemple de détermination pour tous les athlètes ainsi qu’un modèle pour toutes les jeunes joueuses de hockey du pays. En 1998, lors des Jeux de Nagano, elle marque une page d’histoire en inscrivant le premier but de l’histoire olympique du hockey féminin. Elle poursuivra sa quête de victoires avec l’équipe canadienne, lors des Jeux olympiques de Salt Lake City (2002) et de Turin (2006) où elle est reconnue par le comité olympique canadien qui lui confie la tâche de porte-drapeau lors des cérémonies d’ouverture.

De plus, Danielle Goyette, qui se classe comme deuxième marqueuse de l’histoire, a été la première à atteindre le cap des 100 buts en compétitions internationales.

« Je me rappellerai toujours de ce 100e but. Je jouais avec Vicky Sunohara et Cassie Campbell, deux filles avec qui j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à jouer et avec qui je m’entendais très bien. En plus, c’était vraiment un beau but. C’est un des plus beaux moments de ma carrière », relate le numéro 15 de l’équipe canadienne.

Depuis son retrait de la scène sportive internationale, le 16 janvier 2008, Danielle Goyette demeure toujours aussi friande de son sport en inculquant ses connaissances aux joueuses de hockey de l’Université de Calgary comme entraîneuse-chef ainsi que comme entraîneuse adjointe de l’équipe féminine nationale des moins de 18 ans.

« Quelques jours après ce qui allait être mes derniers championnats du monde, en 2007, l’Université de Calgary m’a offert le poste d’entraîneuse-chef. C’est ce qui m’a décidé à prendre ma retraite parce que je savais que si je ne saisissais pas cette chance, je n’aurais pas d’autres offres semblables avant plusieurs années. Lors de mes quatre ou cinq dernières années comme joueuse, j’ai souvent questionné mes coachs pour apprendre le métier puisque je savais que c’est ça que je voulais faire en raccrochant mes patins. Plusieurs athlètes vivent une dépression suite à leur retrait de la compétition, mais, honnêtement, je n’ai pas eu le temps. On m’a offert la job parfaite et même si je trouve ça beaucoup plus difficile d’être entraîneuse que joueuse, j’adore ce que je fais », s’emballe Danielle Goyette.

Intronisation

C’est avec grand bonheur que la prestigieuse athlète a appris sa nomination au Panthéon du sport québécois, alors qu’elle sera la deuxième athlète nommée en hockey féminin, la première ayant été France St-Louis. Danielle Goyette assure qu’elle sera présente au 20e Gala qui aura lieu au Marriott Château Champlain, le 24 novembre. D’autant plus qu’elle fera son entrée au Panthéon aux côtés de Mario Lemieux, un homme dont elle admire la carrière, ainsi que six autres ambassadeurs québécois.

« Quand j’ai appris la nouvelle, j’étais vraiment contente. Il n’y a pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti à ce moment-là. Je suis la deuxième hockeyeuse à être intronisée et j’ai un grand respect pour France St-Louis que je considère comme une pionnière du hockey féminin. Cette nomination démontre que le hockey féminin évolue et j’en suis très fière. De plus, je suis honorée d’être intronisée en même temps que Mario Lemieux, car c’est un athlète exceptionnel. En tant qu’athlète, tu ne penses pas à ces choses-là alors lorsque ça t’arrive, c’est tout un choc », note-t-elle.

Message

Pour conclure, Danielle Goyette souligne qu’elle a toujours cru qu’elle pouvait se rendre jusqu’où elle a été. Elle clame que tout et chacun doit avoir un but et qu’il est important de croire à ses rêves. « Parfois lorsque tu viens d’un petit village, tu penses que tes rêves sont inaccessibles, mais ce n’est pas vrai. Personnellement, ça ne m’a jamais arrêté ou découragé le fait d’être originaire de Saint-Nazaire. Il faut croire en soi et foncer pour réaliser ses rêves. J’en suis une belle preuve », conclut-elle.







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